Dans l’ombre

Dans l’ombre de ton ombre,
Je suis née de tes caresses,
Et j’ai grandi à ta voix,
Et tes soupirs de plaisir.
Ai-je raison ou ai-je tort
D’attendre, tapie, dans l’obscurité
Pour éclore enfin entre tes doigts ?

____________________ Tu n’es jamais là où je vais te chercher
____________________ Et tu as tant de mal à me trouver.
____________________ On s’évite au grand jour,
____________________ On se heurte, on se bouscule,
____________________ On se bascule au crépuscule
____________________ Et je prends forme et tu me dessines
____________________ Contre ton corps qui crie encore.

J’embellis sous ton regard indécent
Qui brûle tel un volcan
Et te dévoile, incandescente,
Cette beauté qui te noie
Et t’abjecte quand tu t’échappes
De mes tendres oripeaux.

____________________ Je me nourris de nos vicissitudes
____________________ Et tu te gorges de nos plaisirs
____________________ Dans l’antre de nos battements de cœur
____________________ Qui pulsent et s’accomplissent ensemble
____________________ Au rythme de nos cadences, peau contre peau,
____________________ Toujours plus hauts, toujours plus forts, toujours plus beaux.

Et si tu viens encore,
Je laisse les ténèbres nous envahir, nous ensevelir,
Je finirai par briller de mille feux, lunaire,
Dans l’antre de nos ébats,
Qui, sous le bas, blessent
Comme le sang qui coule de nos veines.

L’amour n’a pas de fin
Il nait et prend racine ici
Il s’épanouit et vit la nuit
Et s’enfuit lorsque le jour se lève.
« Toutes les naissances ont lieu dans l’obscurité »

Laisser un commentaire