Tu es revenu en souffle
Pour transparaître et inonder l’espace
La frontière de nos deux corps, c’est la limite, le seuil,
Là où si le pas arrive l’autre suivra
Tu n’as plus de physique, l’enveloppe est partie
Balancée, poussée par le courant,
Le courant il brosse l’air, on dit que c’est courant, que c’est normal que le coeur lâche,
Que ce n’est qu’un muscle, que c’est normal
Le silence s’est installé à ta place
Qu’est ce qu’il faut de coeur pour qu’un jour il soit amené à disparaître, qu’il soit amené à
s’écrouler
La masse
Immense de ton corps enroule l’espace
Tes bras ils m’entourent et le doigt dessine, il imagine, dresse les caresses, ajuste la
frontière, la limite, l’extrême extrémité de ma peau
J’imagine