Chaque doigt porte sa plume

Chaque doigt porte sa plume
les mains sont deux ailes que l’on ne voit pas pousser
elles grandissent lorsqu’on ne se voit plus derrière un geste
le désir a la forme d’un oiseau qui quitte son nid
et les mains, avant le grand départ, bougent partout dans tous les sens
Si l’on avait des mains qui marquent toutes les caresses combien de passages d’oiseaux
aurions-nous sur la peau ?
Dans cette dernière seconde comment savoir à quoi je ressemblerai la nuit d’après ?
Je vole vers le repos dans une chambre que j’ai toujours voulu sans appui

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