L’esquive

Esquive l’ailleurs
Quitte la nuit et ses averses
les herbes et les taillis
les pays dont tu n’es pas, plus
les collines et les forêts
Récite comme les oiseaux les jours et le réel
Les arbres les feuilles
Elève toi, fredonne comme une abeille gavée de miel et de douceur
Pique quand il le faut s’il le faut
Appelle loin devant quand tu arrives au-delà au-devant auprès de
Réclame un nom, une vie, un chemin
Cherche l’imaginaire sur le sentier
Irradie comme les ailes d’un papillon sur le bitume
Expose ta peau d’ours privée de sa bête
Dénude les rêves pendus aux câbles électriques.

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