Le journal d’un manœuvre

c’est un éclat de verdure,
c’est
la mousse humide s’agrippant à la pierre
c’est le vent, partout,
le vert
brillant,
les joues rosies et le matin frais
c’est la séance,
les photos et l’appareil
click
tu viens près de tes fleurs ?
click
Les pots humides aussi,
ceux qui tiennent et contiennent l’organe vivant
la vie
ce matin, doux comme l’air
saisit son corps, ses membres nus
les pieds dans les savates, protégés, elles marchent, frôlent la terre,
les cheveux tressées par leur grand-mère
le matin même, plus tôt encore,
le jour qui dort dort dort
c’est le souffle, de ce jardin dans un jardin sur une île

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