À l’abris des brasiers

Elle n’aurait
Disparu
Dans leurs secrets
Et elle n’aurait sombré
Dans leurs silences.

Et 
Les tristes poussières
Les cendres illusoires
Et les rues sans appels
Ne seraient plus
Les 
Siennes!

Elle n’aurait pas
Chuté
Du plus haut des plus hauts
Désespoirs inentendus !

Tu ne l’aurais suivie
Aux souterrains des amertumes…

Elle n’aurait pas créé
Cette
Béance
En toi !

Et tu n’aurais pas
Peint
Ces silhouettes
Sans visages…

Silhouettes en démesures
Aux teintes tant estompées
Qu’elles s’en 
Evanouissent…

Meurtrissures perdues
Dans le noir des cratères !

Et
Le blanc
Des glaciers
N’aurait pas assiégé
Nos vies !

Aux rumeurs
Scintillantes de mes rires
Vous n’avez 
Rien 
D’indicible
À dire!

Si ce n’est un amour
Que l’on oublie
De dire !

Dont vous me faites le don.

Fière, je le porte!

Et le don, également,
Éphémère passant
Du
Vertige
Du 
Temps.

Fière, je le porte!

Tu n’aurais disparu
Elle n’aurait disparu!

Je n’aurais été
Mise
À l’ombre des douleurs
Pour devenir gardienne
D’un foyer
Bien éteint.

À l’abri des brasiers
Des deuils qui consument
Je ne serais exil
N’en aurai pas
Besoin.

Laisser un commentaire