les mains pleines de terre
appuyées contre un arbre,
les phalanges qui surgissent de l’obscurité
une mèche qui flotte dans le vent,
une main qui essaye de la rattraper,
comme si elle allait s’envoler
quelques grains de sable dans ma paume,
il brûle et glisse laissant une trace invisible,
il coule comme l’eau devant moi
une vieille âme dans un corps jeune,
des rides sous les joues rebondies,
des yeux qui en ont vu, une bouche qui se tait,
une flamme bleue à la place du coeur