Tu dis. Immobile. Je vieillis.
Je dis l’eau qui fuit à l’angle de mon œil jusqu’à l’encoignure de mes lèvres. Comme la marée se pose et se retire. J’avale et je jaillis. Et la pompe continue. Et l’envers de tes paumes et l’automne dans ton cou et le lait sous les mailles.
J’ai la trace de ta taille collée entre l’index et le pouce.
J’ai la marque de ton souffle sous le lobe de l’oreille.
J’ai le grain de ta voix qui bat sur l’enclume.
J’ai le reste de toi plaquer sur mon corps.
J’écoute ce qui nous tient encore.