Et c’est…

C’est un escalier. Ça se voit à ses volées de marches qui mènent toujours plus haut. Ça s’entend au son des pas qui le gravissent quatre à quatre. Il n’en finit pas de s’enrouler comme un escargot. A double révolution, il fait monter en même temps deux personnes, qui n’auront jamais l’occasion de se rencontrer. Parfois, roulant, il tourne et monte sans arrêt jusqu’à en être étourdi. Parfois dérobé, il n’évente nul secret.

C’est une île. Ça ne se voit qu’avec une longue-vue de haute précision tellement c’est minuscule sur une carte. C’est ensoleillé comme une splendide journée de juillet. Ça se rêve comme un voyage, comme un nuage, comme un mirage. Parfois elle disparaît pour que d’île on continue à rêver. Toujours entourée d’eau, l’île n’a l’air de rien, mais elle cache en son sein des oiseaux et des animaux beaux comme tout. On la repère à ses parfums de fleurs qu’elle donne pour rien aux méduses qui nagent tout autour.

C’est un parfum. Ça ne se voit que dans le sillage de la personne qui le porte. Il se met alors à danser. Il fait des petits pas, tourne parfois sur lui-même et, dans les courants d’air, fait même des arabesques. Ça s’entend dans le rire et la voix de celle ou de celui qui le porte. Tu l’entends ? … Eclatant, espiègle, capiteux, envoûtant, il s’exprime, il s’exclame ou il explose. Quand on le vaporise, sortent soudain du flacon des gouttelettes suaves, mélodieuses, poétiques qui enveloppent de rêve, de songe ou d’interdit.

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