Le bars- le barde, le troubadour – avait bâti des villes, peint cent visages, mille paysages!
Albert avait taillé le marbre et le granit et fondé un foyer dont j’étais – Charlotte – le dernier enfant.
J’ai cru en ce troubadour et en la lignée ; Au liens qui unissent la terre aux hommes et les fantômes aux vivants! J’ai cru au désir et à l’espoir ; Aux chemins à parcourir. Ainsi mon enfant s’est appelée Albertine. La foi est un passager clandestin.
Charlotte Le Bars, j’avais – enfant bardesse- pour porter ma voix les vibrations de ma harpe. Mais elle est devenue totem à qui tout sacrifier. Je ne pouvais lui rester fidèle.
Pour devenir troubadouresse, Charlotte est devenue Sacha : femme forte, femme protectrice et femme enfantée du chaos; Poétesse synesthésique.
Mais l’encre du destin sur le papier de nos peaux passagères ne m’appartenait pas ! Je ne pouvais que l’emprunter pour une prière d’écrivaine qui se passe d’église.
Je ne suis pas une prophétesse; Je ne porte que l’émotion de mes bribes de vie afin qu’elle deviennent votre le temps d’un récit que je ne saurais clore. Je n’en ai pas la clé; L’écriture me l’a dérobée.