Tu voudrais fuir
Au milieu de nulle part où tout est à construire,
Dans une lame de fond vers l’immensité,
Où l’âme de la vague me souffle recommencer.
Parce que la pluie est pluie et les oiseaux mouillés,
Parce que l’orage gronde sans trop savoir pourquoi,
Parce que labyrinthe est un mot difficile,
Parce que de ce dédale j’en ai perdu le fil.
Tu voudrais t’évaporer
Dans les rayons tout doux des soleils d’automne,
Dans les guimpes de brumes recouvrant la vallée,
Je voudrais saisir la première occasion
Pour m’éclipser : un départ imminent, a last minute travel,
les ailes d’un vent coulis, destination l’ailleurs,
Et pourquoi pas Le Cap,
Tu voudrais t’échapper, t’exiler
Bannir les prisons, les poisons et les grilles,
Les belles cages dorées d’un monde qui vacille,
Partir… avec un attrape-rêves,
Tu voudrais …
Attirer les plus beaux.