La quitter

Comme on quitte sa source devenue méconnaissable

Grise

Un pied dans l’abîme effrayant concocté par les dieux tutélaires.

La quitter

Et y laisser sa part la plus aimante

sa part d’enfance ô déchirement

Parce que trop de douleur sinon –

La quitter

Et ramasser la faute à pleines mains

Et partir revêtue de ce nouveau costume.

Moi la devenue claudicante

L’indigne. Courir

Ne pas se retourner

Parce que trop de nuit sinon 

trop d’engouffrement.

Ô vous chers soleils qui vous éteignez un à un

soyez doux et réconfortants !

Et toi mon âme tais-toi

Et toi mon âme contiens-toi

Dans mon dos Cerbère achève son sinistre travail.

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