– Le lit appelait les savates
Les savates appelaient le Soleil
Les savates prenaient la forme
d’un tableau de Mondrian

Le lit prenait la forme de mes obsessions
Le lit donnait le courage aux oiseaux
Les oiseaux donnaient le courage au Soleil
Le lit chantait la chanson du café
Le café coulait sur mes espérances
comme un livre précieux

Le lit faisait une dissertation
sur la pollinisation des pissenlits
Les savates rejoignaient la danse
Le lit buvait le café que j’avais laissé
pendant que le Soleil pleurait
La disparition des hérissons

Le lit n’avait pas de cœur
Le cœur n’avait pas de courage
Le courage ne prenait pas de café
Il préférait une tasse de thé
avec un nuage de lait
sans Soleil

Le lit ne lisait pas
Le lit enserrait mes souvenirs
autour de la gorge
comme une cow-girl ratée –

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