Le matin

Premièrement, le désert
Éphémère solitude
sans bruitage.
Quelques oiseaux
pour seul oasis.

Deuxièmement, l’obscurité
qui glace les phalanges,
une à une réchauffées
par la brise de l’air conditionné.

Troisièmement, le ciel
qui finit par brûler.
A travers le pare-brise,
dans l’habitacle: un incendie.
Spectacle chromatique.
Les mains encore engourdies.

Enfin, la lumière.
Qui fait mal.
Les yeux brillent.
Le précieux matin s’éteint.
Le monde fait à nouveau du bruit.

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