Pourquoi tu refuses de voir ce qui est pourtant là, sous tes yeux. Pourquoi tu te réfugies dans l’ombre sans cesse. Pourquoi tu enfermes cette lumière qui cherche à émaner, qui tente de se frayer une issue. Comment tu peux ignorer une partie de toi comme cela. La façon que tu as de mettre l’amour au centre. Le souhait que tu poursuis de faire renaître le désir chez les autres.
Pourquoi tu ne te l’autorises pas à toi aussi. Pourquoi tu crains tant la clarté. Elle ne fera de mal à personne, elle ne se présentera pas vitesse lumière, débordante, brulante, explosante. Non, elle éclairera seulement la route à d’autres âmes aussi tortueuses que la tienne. Elle te consume si tu la gardes captive et d’ailleurs quelle injustice tu commets en la séquestrant comme cela.
Desserre l’étreinte de ce que tu gardes pour toi, n’étouffe pas cette ardeur. Tu es une flamme vivace, tu es incandescente, tu es insaisissable, tu es désir. Ce feu ne brûlera les yeux de personne, tu n’es pas Dieu tout de même, ne te perds pas dans cette chimère. Tu n’as pas le pouvoir d’éclairer le monde, juste quelques vies à côté de la tienne. Tu peux être Prométhée. Celle qui jure seulement d’éclairer le coeur de ses semblables. Celle qui ne les laisse pas s’enfoncer dans l’ombre. Celle qui rayonne pour diffuser cette lueur précieuse et tendre.