Tu es celui
qui va loin devant moi.
Tu es celui
qui a de grandes jambes.
Tu es celui
qui ne m’attend pas vraiment.
Tu m’as dit : Les Pyrénées c’est beau.
Je le savais déjà, et j’ai dit oui.

Tu es celui
qui porte sur son long dos,
notre abri pour la nuit,
notre toute première nuit.
Dans ta poche un altimètre,
une boussole,
dans la mienne, un petit caillou
ramassé sur le sol.
Tu m’as dit : La nuit va tomber.
Je le savais déjà, et j’ai dit oui.

Tu allumes le feu,
je te regarde faire.
Quelques branches de bois,
ton souffle sur les braises,
au-dessus de nous, le ciel grand étoilé.
Je t’ai dit : allons maintenant nous aimer !
Tu le savais déjà, et tu as dit oui.
Au petit matin, la rosée à nos pieds.

Laisser un commentaire