Ce matin, en haut de l’escalier de la maison abandonnée,
J’ai trouvé un tas de poils
Qui pouvaient tout aussi bien être des plumes.
Par exemple, un vieux nid qui serait tombé du plafond.
« Regarde, Mattéo, un reste d’hiver ! »
Il a souri, est entré dans une autre pièce.
Je me suis approchée du petit tas et j’ai cru voir de minuscules cornes d’ivoire.
Des osselets, tout à droite du tas de poils.
J’ai suivi des yeux la ligne imaginaire des brisures d’ivoire jusqu’à la fin, tout à gauche.
De plus gros morceaux, un reste de mâchoire.
« Mattéo, Mattéo, c’est un chat ! »
Il est revenu en haut de l’escalier, m’a encore souri.
Est-ce que les chats ne se cachent pas pour mourir ?
J’ai contourné le petit tas et je suis moi aussi allée dans l’autre pièce.
En sortant de la maison, j’ai entendu un craquement.
Sous mon pied, le petit chat.