Tu es tempête

L’appartement était dans l’attente de ton arrivée
La chaleur du feu dans le foyer irradiait jusqu’à la chambre
Ma chambre qui n’attendait que toi.
Tu étais là, face à moi
Et tout commença.
Tu es la tempête dans ce corps-texte
Qui frappe avec force l’esprit
Tu m’as dit que tu avais toi aussi hâte de me retrouver.
Tu es cet éclair dans le ciel obscurci de cette nuit
Qui électrise mes pensées
Des frissons avaient envahi tout mon corps, qui ne m’appartenait plus.
Tu m’as saisie et j’ai longuement consenti.
Tu es la foudre, brusque et sonore
Qui claque sur la surface de mon être en transe
Tu es cette lumière dans mon obscure chambre
Qui entre, filaire, dans mon lit à couvert
Tu es la flamme
Qui lentement lèche les parois de mes cuisses ouvertes à toi
Tu es cet embrasement
Qui secoue l’horizon de nos chairs
Tu es la fournaise dans nos ébats
Qui vomit ses tourbillons de feu, geyser ruisselant sur nos peaux
Tu es cette accalmie, l’instant suspendu
Qui s’abat sur mon corps-cyclone
Tu es l’œil de la tempête
Qui dès le réveil se pose sur moi
Tu étais pressée contre moi, dans ce lit enfin repu d’amour,
Les premiers rayons du soleil pénétraient la chambre.

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