Tu voudrais fuir
dans la neutralité la plus totale
des espaces noirs ou blancs ou rien en s’est encore passé
Retrouver ou ne rien retrouver
Exactement là se trouve l’ambivalence ambiguë
Tout effacer pour voir recommencer
une infime probabilité
d’attente de vie de passé retenti ressenti dépéri
Explorer un gouffre qui n’a pas d’odeur
Tous les souvenirs encerclés dans un filet
sont mélangés et je ne sais comment déjà
la chance et le hasard, toutes les corrélations
c’est une foire en tourbillon de visages et de cris
des couleurs diluées qui décortiquent
un cœur, nos cœurs, le cœur, tordu.
Parce que les cigarettes me fatiguent
Parce que nos frères nous trahissent
Parce qu’on décide de s’enfermer
Parce qu’on ne sait pas ce qui est le mieux
Parce qu’on voudrait ne plus seulement imaginer
Parce que tout me traverse
Parce que je m’enthousiasme et m’émeut dès que je le peux
Parce que c’est l’inconnu
Parce que je ne me sens comblée que quand je suis dans la mer
Parce que Papa et Maman sont de plus en plus loin
Parce que je suis la méchante, c’est comme ça
Parce que je suis une petite fille
Parce que je suis une grande reine
Parce que je propage la lumière et la joie
Parce que j’aurai toujours la tristesse au fond de moi
Parce que je bois trop
Parce que tout le monde boit tout le temps.
Nous ne sommes pas loin.
Nous t accompagnons.
Nous t encourageons.
Nous t aimons.
Nous sommes là.
J’aimeJ’aime