Perdue, éperdue dans cette forêt de lianes et de liens
tu la vois, celle qui renaît de
l’oubli, bras lenticulaires corps kaléidoscope phalanges hypnotiques cinétique de l’inconnu résonance d’énergie pure
Tourne la tête et regarde là-bas, oui, c’est lui, flow séquencé rimes spasmodiques consonnes coupent le vent rhétorique katana verbe acéré vers sombres percutent les cœurs noyés de nuit
Ici face à lui, lui, elle et lui, les cors mutins sonnent éructent accents répétitifs mélodie mécanique mouvement sériel serial emotion filtrée à 432 hertz
Et lui, à l’oblique d’elle à la gauche de sa hanche droite aux baisers braises étreintes stroboscopiques s’éteignent lentement au matin froid
Celle-ci ouvre grand cris chants qui dès l’aube s’enfuient d’arbres en arbres cabrioles de lip smaking échos malicieux grimaces d’âme
Regarde, là , juste derrière le chêne écorcé vif, celui qui a la bouche fatiguée lèvres liquides coulent au sol rivière de tentations flot de soif recherche langue soeur
Regarde l’ombre de celui-là, pantin autonome essaye d’échapper à son maître s’évader de ce corps en geste épileptique envoyant loin jambes et bras tentaculaires dans un pogo de feu ouvrant le vide des pieds et des mains baston fantôme
Face à lui l’autre est immobile, archange métallique sourire forgé par un démon stupide regard fixe chimique injecté de pourpre l’oreille muette coeur qui a finit par se taire
Ses yeux à elle qui flirtent avec l’ombre de lui écoutent la brume qui transporte la
peur le vide la fin
Celle-là que tu vois là-bas s’évanouit de ses rêves insoumis songes reprennent leurs chaînes attachement trop fort nerfs qui partent en vrille s’entremêlent s’entrechoquent éclair disjoncte game over
Celle-là voit, sent, incarne son serpent son venin tchatche aux cellules active au tempo ne cesse de danser en vagues déferlantes pouls en furie poussée de full moon
Tu la vois, elle ? Décillée plisse le regard rétine plein capteur et dans sa veine au front pulse la nuit et voit la ride humide d’où coule le temps
Et celui-là et son corps et dès la rosée se refuse de faner mains racines poussent au ciel emmènent ses mystères danser la voie lactée
Regarde celle qui rampe hors des abîmes, sculptant la poussière en sillon d’ADN ensorcelé court vers ces terres où subsistent ceux qu’elle a aimés
Vois. Celle-là vient nous délivrer animer nos pulsions ses doigts courants sur nos peaux foudroyées pores électriques ouverts vers l’inconnu 100000 volts d’acmé arc de pulsions zébrées éclairs de vie brute révolte game changer
Il y a aussi lui, celui qui regarde cœur béat encore debout noyé de désirs pulsation interne de fleurs acres et blanchâtres volcans cutanés naissant de toute part la vie qui veut aller
Et aussi elle, au blafard se lève et danse encore pieds fiévreux marqués scarifiés en autoroute d’hémoglobine marques indélébiles de fureur hypnotique BPM glorifié
Regarde maintenant, la biche, le serpent, le hibou nous observent, satisfaits enfin
Avec les étoiles qui meurent au soleil et les branches qui se bousculent et slament et nous écorchent et vomissent en sève primordiale,
nous sommes où plus rien ne se dit
A conquérir la lumière
Dans cette brume est gravée en ombre mouvante notre intime liberté
Là, nous sommes venu renaître à nous comme au début des temps