A trois,
Tu vas arrêter. Pinailler sur n’importe quoi, tu vas arrêter.
Ta bouche, tu ne vas plus l’ouvrir, elle sera fermée
Et ta soit disant brûlure dans le ventre pour moi, tu vas l’éteindre.
Sans adresse, sans verbe, tu ne me verras plus, je ne suis plus dans la grande existence.
Et ensuite,
Tu partiras en Allemagne, à Berlin, où tu veux.
Tu n’auras plus d’amour pour moi, tu n’y penseras pas, ça n’est jamais arrivé.
Les attentes et les grands sentiments, la toute-puissance et l’enfermement. L’enfermement.
Tout ça n’aura jamais eu lieu. Tu partiras en Allemagne peinard, et je partirai sans coup,
tranquille.