J’ai revu la maison
Naturellement,tu n’es plus là
La maison aussi semble disparaître
lentement
Comme si elle reconnaissait ton absence
La mauvaise herbe a conquis la cour
Les murs d’autrefois ont été pilonnés par les pluies
Le toit accueille avec profondeur les vents
Et les coins sont maintenant habités par les araignées
Leurs toiles recouvrent nos souvenirs
Ta voix s’est tue
Le silence a remplacé la musique de l’enfance
Et ton corps doit être depuis longtemps entièrement uni à la terre…
Moi aussi j’ai changé
Au lieu d’un sourire, j’ai un rictus
désormais
Et le temps dessine ses lignes sur mon visage
J’ouvre le livre de la fin