Aimer ou être aimé. Tu aurais 8 ans, tu ferais la ploum. Tu aurais déjà du mal à choisir entre Michael Jackson qui vend des chewing-gums (wtf) ou ce cochon qui pendu au plafond (wtf 2) pondrait des oeufs (wtf 3). C’est toujours mieux que la marguerite qui te fait courir le risque qu’on t’aime « pas du tout ».
Aimer c’est mieux que d’être aimé, askip. Ça dit ça dans un chanson, ça dit ça dans la bouche de ta mère (qui en connaît un rayon). C’est comme le bien et le mal, le blanc et le noir, toi et le reste du monde, c’est toujours difficile de trancher entre les deux. Comme trancher dans le vif du poulet rôti, cuisse ou blanc ? Encore une question de choix.
Tu imagines un angelot genre Renaissance italienne, tout joufflu, boucles blondes, lèvres roses, vagues ailes au dos, qui t’expliquerait par la voix de l’un et de l’autre. Il mimerait, mimiques et voix trafiquées à l’appui.
– être aimé c’est être chouchouté, caressé, c’est être assuré que quelqu’un pense à toi. Être aimé, est-ce que tu as besoin de faire un effort pour ça ? Non tu n’y es pour rien. Tu te laisses faire. Tu n’as même pas besoin d’aimer en retour. C’est tout bénef.
– aimer non plus tu n’y es pour rien, ça te vient comme ça, et ce n’est pas un effort, c’est un état. Un état supérieur. C’est une grâce. Et puis être aimé c’est espérer de l’autre alors qu’aimer c’est donner sans rien attendre en échange, c’est avoir le cœur gonflé tout le temps. Crois-moi, je m’y connais en amour.
Toi, tu sais qu’entre les deux flotte un voile opaque, un nuage de fumée, qui fait que tu ne sais jamais si l’herbe est réellement plus verte d’un côté ou de l’autre.