aveuglée je te retrouve toujours exactement au même endroit où tu es apparue seule au centre d’un espace absenté par la violence de ta simple présence cheveux tressés de jaspe en attache nuque droite menton haut face avant tranchant l’épaisseur des regards épaules et buste enflammant le désert entre toi et les autres engloutis par tes cils tu es la foudre qui brûle le néant quand tes yeux se relèvent c’est de ton évidence que ma perte naîtra voilà les mots qui déclenchent l’avalanche

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