Il y a tous ces pièges d’un passé composé
Fatras de souvenirs, relents de sensations
De plaies purulentes assoiffées de « pourquoi ?»
Hurlant aux 4 quatre vents des visions fragmentées
D’un socle, pourtant commun, aux reflets cabossés
Que ta disparition soudaine ne fait qu’exacerber.
Comme si tes paupières endormies tiraient pudiquement le rideau pour que rien ne soit dit.
Comme si ton absence cloisonnait sans appel notre monde au silence.
Comme si tes larmes asséchées empêchaient en miroir un possible pardon.
Comme si nos regards dévoyés ne pouvaient plus se voir sans animosité.
Comme si cette nuit profonde enterrait ne serait-ce que l’ébauche d’une amélioration, nous livrant à jamais à l’incompréhension.
Et que l’obscurité envahissant l’espace, ne réduise à néant toute forme de cicatrisation.