Pourquoi cette porte battante qui sans cesse se ferme, la lumière en éclair et le souffle
court, la vitre vide où rien ne germe?
Pourquoi l’avenir surgit une fois qu’il est trop tard?
Pourquoi ce pas en avant et les autres en arrière, ce dedans-dehors dans un même élan,
ce corps-à-corps à la lisière?
Pourquoi la clé n’est pas le dénouement?
Pourquoi est-ce si dur de traverser le seuil de ce miroir sans tain?
Pourquoi cet écran blanc tremble comme une feuille?
Pourquoi tant de mots pour tant de courants d’air?
Pourquoi m’adresser à vous
si ce n’est pour faire sauter mes verrous?