Un moment avec un ami

Ici, il y a plusieurs sortes de vents. Certains puissants balayent le sable, l’eau, la poussière. Certains violentent les collines. D’autres caressent les peaux comme une main bienveillante. 

Ici, les vents se battent, s’engouffrent dans les rues de la ville et claquent les volets des maisons. Personne ne peut rien faire. 

Ils grognent aux portes, transforment les pavés en une patinoire poudreuse, agressent les yeux , la bouche et coupent les souffles. 

On dit de certains vents qu’ils apaisent la pierre, adoucissent les angles, bercent les enfants. Ceux-là sentent la chaleur du désert, l’éclat des passions, ils étonnent.

Ici, on attend l’arrivée de ce vent qui viendra – dit-on – apaiser les conflits et calmer les esprits guerriers. 

Tu as marché dans ce dédale de rues, les yeux fermés pour respirer ce vent.

L’air s’est engouffré largement dans tes bronches, dans tes alvéoles impatientes et, les yeux fermés, tu as pleuré une larme de bonheur.

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