Certains matins, elle époussetait les statues des saints par ordre organique d’importance de
ferveur et lui la regardait faire en sourcillant mais sans broncher.
Certains matins, elle s’attelait à la remise en rangs parallèles des chaises de prières pendant
qu’il réajustait les pupitres avec des yeux qui traînent.
Certains matins, le nettoyage du retable concentrait toute son ardeur et lui feignait de préparer
le livre de chants pour l’observer en toute impunité.
Certains matins elle finissait ses heures de ménage en allumant un cierge qu’il venait éteindre
sitôt la porte de l’église refermée sur elle.
Certains matins, elle ne travaillait pas et lui froissait sa soutane de colère de n’avoir personne
à maudire.