Mes mains sont des fenêtres qui s’ouvrent et se ferment
sur les choses du monde
contre mes yeux je les pose :
la lumière entre et me traverse


Tes caresses sont des mots
elles traversent
mon cœur
cochléaire
tes mots sont des caresses :
c’est sous mes tempes
que le rythme est donné au corps


Au bar, entre deux pintes, besoin de me vider la vessie. En déboutonnant le pantalon, je
regarde mon ventre et cherche une asymétrie, une anomalie : rien, absolument rien, à part
ce ventre un peu gonflé, ne montre qu’à l’intérieur, sous la peau, sous la chair, il y a
l’utérus qui va mal. Se rappeler l’anomalie. « Un jour il faudra vous opérer », m’ont-ils dit. Il faudra briser la capsule, découper le corps-objet.


Courir marcher gravir
saisir le rire le plaisir

trahir
le désir

je ne peux pas tout choisir

et pourtant
de tout mon corps
embraser le temps

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