Je n’ai pas besoin de froisser les draps pour me voir nue
La peau laisse des traces que je n’ai pas préméditées
et qui me force à me voir

Le corps, c’est toujours lui. Qui lâche
Le corps trop bavard et personne à qui parler
Je lui dis passe-moi le sel ou le piment
ou n’importe quoi pour ressentir

Une main se perdrait par dessus mon épaule
comme un œil articulé
ou une langue

bref moment de calme
dans les chevilles
la douleur se roule en boule
et le silence ne veut rien dire

Je me calfeutre dans mon corps
c’est façon de ne plus parler
taire le mouvement de trop
le verbe qui tombe à plat et qui t’arrache la chair
(et la gueule)
en gros qui te condamne

Laisser un commentaire