Enfle la nuit

ma voix éteinte
écorche les heures
*
l’obscurité
*
frôle les corps
la nuit se rapproche
s’épaissit
*
les gestes qui s’abattent
les éclats des miroirs
*
désarticulés
*
ça enfle dans la gorge
ça enfle
*
une ombre se glisse sous la peau
grince entre les côtes
*
étouffe les bruits
étouffe
*
le temps se plie
les mains tremblent
*
s’éclaire alors l’aube fragile
insiste sur les rideaux
*
les traits tirés
la lenteur amère du café
*
les yeux s’ouvrent
pour ne plus se fermer

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