dans les jardins de Palerme
aux boucles endormies
poussent le bambou géant 
et l’élégante agave
rutilante et meurtrie 
sous les coups des serments gravés

rutilante agave rugueux ceidas 
aux ventres arrondis 
le long des allées jaunes
jonchées d’écorces
ma faim est un sang frais
qui me monte à la tête 
et coule
jusqu’au pieds du ficus macrophylla 
qui n’est pas un arbre
mais une image fractale en plis 
dépliée d’elle-même 
l’imposante image 
d’un grand christ en terre
d’une matrice organique
qui meurt nourrit étrangle

ô figuier ô ceibas abrasifs défensifs 
écorces ô cals osseux ossuaires
déambulation sacrée
sauvage et sacrée 

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