il y a comme un envahissement
du paysage
le pied est l’herbe jaune
la peau l’humidité du sous-bois
à venir
c’est l’endroit
de présence
dans la totalité
de l’étendue
le rythme du pas
déborde le sentier
la cellule résonne
devient le gravier
la pierre
l’écho
ça écorche
la membrane
de la terre
qu’est-ce qui demeure ?
qu’est-ce qui se métamorphose ?
le temps n’est pas au refuge
fendu
instable
il ne peut contenir le désir
d’affluer
je regarde mon souffle
comme un bruit en soi
régulier
cadence l’alvéole
l’alvéole est une très fine paroi
je reprends
l’alvéole est une très fine paroi
qui change la composition
de l’air
à cotés d’autres alvéoles
au bout de bronchioles
de bronches
la trachée est un chemin
vers la bouche
de la forêt
l’alvéole est l’espace d’un échange
elle est les échanges
comme les surfaces
que sont aussi l’iris
l’oreille
le sol
elles répondent
aux autres interfaces
la feuille
l’air
le son
elles se répartissent le vent
détaillent le parcours d’un monde
jusqu’à la brillance alternative
de la nuit
qui ne se dit pas encore
et dont il faudra revenir
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