Je vais essayer d’aller vers l’inconnu.
Je souffle de l’air pour me permettre de ne pas étouffer de chaleur.
Dans « je », tout est calme en ce début de soirée. Je m’exécute devant ce « je » encore opaque.
Mais « je » a toujours quelque chose qui se révèle dans l’inconnu.
Je se pose. Est-ce une question à trois inconnues ?
Un « je » imbroglio. Je se le demande ici et là, et de tout temps.
Dans la rue, des « je » sourds résonnent.
Ça circule encore et encore, en boucle infinie. Le « je » magique n’existe pas, je se devine.
Face à moi, je m’impose, entouré du connu. Je tue, resserre les œillères. Pourquoi tant de mystères ?
Pas de réponse toute faite.
À table, je mange un clafoutis. Cela ne résout rien. Le « je » demeure inexorable.
Je tourne en rond telle une toupie. Un « je » qui invite à sourire ou à s’ouvrir, voire à mourir.
Je sors du jeu. Une extraction, non pas de dent, mais de « je ».
J’avance vers la fin irrésolue, salvatrice.
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