Regarde les martinets manoeuvrer entre les murs de la ville,
Regarde la mort dans le ciel se pencher pour tendre son électric feel
Attention à la pluie car les murs sont sans rebord
que l’eau qui coule, coule dans nos fenêtres
Attention à la famine et à sa courroie de pétrole
à l’air qui intensifie sa haine de l’humain
au navire unique, à l’appel du vide
aux portraits et aux traits qu’ils figent
à l’estampe qu’on lègue comme un souvenir
Regarde. Regarde les martinets.
Attention car « quand le bourreau s’ennuie, il devient dangereux »
comme un calme devant la tempête
Regarde comme les chèvres au bec d’asphalte se repaissent
de foudre et de magma,
le feu qui grille dans leurs yeux
Attention au zèbre qui se cache parmi les loups
car il n’existe pas.
Regarde. Regarde maintenant. Les martinets.