Je ne savais que l’on pouvait aimer les miroirs
Moi je préfère les voir disparaître dans le noir
Petit à petit paraître de plus en plus illusoire
Ils sont trompeurs et muets
Cependant je crois qu’ils font beaucoup parler
Mais les voix sont vides de sens alors je me tais
Je laisse circuler les mensonges trouvant toujours plus de laid
Provoquant la colère et la haine de soi
Le regard des autres toujours dirigé sur moi
Comme une lame affûtée
Ou un poids accroché
La vérité demeure néanmoins cachée
Et lorsqu’ils glissent et se brisent
Leurs éclats coupent mais attisent
Le regret de ne pas s’être un peu plus comprise