Floue de pensées


Il susurre à mon oreille, « es-tu sûre ? ».
Entre chaque pas qui choisit l’habit d’une décision, il susurre, sûr qu’il m’aura à l’usure.
Lorsqu’il flaire l’audace, il envahit ma tête
Lorsqu’il flaire le caprice, le délice d’un choix, il colonise ma tête
Il condense mon esprit, comme le fumoir de vieilles soirées
Et paralyse un corps qui voudrait danser
Quant au doute, il valse dans mon encéphale
Il dégage la piste par des courbettes d’ions négatifs,
Le doute déboule l’indécision, cabriole l’hésitation, bourre l’indétermination, l’imprécision, alors l’odeur de l’audace se dissipe déjà.
Le doute trace sa route et laisse sur le bas-côté des onces d’idées
Le doute souffle sur l’éventail de mes pensées
Il susurre « es-tu sûre ? »,
Et m’aura à l’usure.

Errance d’esprit

Les mois me toisent du regard,
Ils sont les indécents d’un temps ambivalent,
Ou les graines d’une pelouse décérébrée.
Je me sens enchainée d’un instant hagard,
voilé par la certitude de vos vies.
Pourrais-je enfiler vos ailes, toiser le rapace d’une vitesse infinie,
Survolez le chêne de mon esprit,
Jusqu’à tournoyer de créance.
Nous étions les passagers d’une utopie vagabonde,
Je veux être conteuse de paysages,
Poser les verres ronds de beauté,
Pour admirer le hublot sur un monde qui se défile.
Au présent,
Je suis pressée par le fruit de l’errance,
Dans un panier qui ne m’inspire sagesse,
Que la vitesse d’un temps qui ne touche jamais terre.