poeSIe 14

J’entends le souffle des démons 

Ils nous asphyxient

Nous tétanisent 

De leurs annonces sépulcrales

Je me dis qu’il reste le bahut et la boge

Je me dis la puberté 

Et alors ?

Sous leurs capuches

Des forces beaucoup plus vives que tous leurs octets

Je me dis la nouvelle matière grise

Et encore ?

Ils textotent en boucle

Ils se débattent aussi dans le fake

Mais leur conscience est au cordeau 

Et donc ?

Je me dis qu’ils ont des esprits mordants

Que le chaud engourdit leurs frayeurs

Qu’ils retourneront les systèmes 

Et demain ?

Je me dis que dans leurs mondes

Les zébrures sont fleuries

Les digues cèdent 

Les ponts filent

Et aussi ?

Je me dis qu’avec eux on trouera tous les mépris 

On percutera le cupide

Les fabricants de la surchauffe générale

Le burn-out terrestre 

Je me dis

Que la rage de vie aussi se dégaine 

En prise de terre des forces tendres

Les jeunes torpillent le tout silicon

Les vieux replantent les vergers 

Retournement de la vallée 

Du côté face 

Côté vivant

Je me dis 

Remise en jeu 

J’utopise

Mais ils vigoureusent tant

Les chapeaux blancs des hackers

Allez 

Reset ?!