Bien sûr qu’elle veut se soigner. Elle a peur du résultat. Elle ira, comment va t’elle trouver le courage ? Elle pense savoir ce qui l’attend, elle ne veut pas l’imaginer, elle acquiesce. Sa tête refuse d’y penser, elle rumine, elle rejette. La chose prend de l’ampleur, elle pleure, elle fait sa valise, ne veut pas penser aux illusoirs détails. Elle y met un peu de confort, elle sait qu’il n’y en aura pas. Elle déroule puis refoule. C’est certain il faut y aller, raisonner devient impossible, s’aligner. Annuler, reporter ? Non c’est indispensable. Elle y va, elle y est. Démence qu’elle pense !
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Neige en été
Quand elle le voit, elle l’embrasse pas.
Elle fait ce hug un peu timide, les joues ne se touchent pas.
Juste le parfum.
En soirée, elle fait ses trucs à droite, à gauche. Mais elle garde un œil sur lui. Même sans le regarder, c’est comme si, son esprit savait. Une boussole avec l’aiguille qui indique : Lui.
Comment l’expliquer. C’est comme vouloir de la neige en été. Elle est là, sur une serviette de plage, sous le soleil, avec un bon livre. Les enfants jouent dans le sable, elle a un peu de musique dans les oreilles. Juste assez pour ne pas couvrir le bruit des vagues. Et d’un coup, elle voudrait être dans ce canapé – deux places confortables, au coin d’une cheminée crépitante, blottie sous un plaid, pendant que le monde devient blanc. Ce sentiment-là.
Avec lui mais sans lui.
Parfois elle lui écrit un message. Qu’elle efface. Puis recommence avec d’autres mots. Qu’elle efface à nouveau. La conversation a déjà eu lieu. Ou alors elle est en train d’exister. Dans sa tête. Mais elle se dit qu’il sait.
Non, elle sait qu’il sait.
De toute façon, elle ne l’aime pas vraiment.
Par contre elle l’adore.