Disparition

Bouffée de calme et de mélancolie montée depuis une brume ambiguë, l’œil s’ouvre et se ferme.
C’est le rythme de la brume qui entre par la fente, le souffle de ce qu’on n’entend pas : le sifflotement.
Sous hypnose prises dans les vapeurs, spectatrices nous sommes captivées par son apparente immobilité.
Faussement statique l’homme s’efface derrière le son invisible sur la fixité de l’image mais jamais ne s’absente le sifflement. Son visage estompé disparu derrière la fumée blanche réapparaît l’instant d’après.
Il siffle l’air léger d’une vie qui éparpille la grisaille d’un pas dans le flou, une mélodie qui se rappelle la lumière.
Quelque chose s’étire dans l’espace que comble une densité, des murmurations échappées de quelle brèche dans le hors-champ de l’oreille.
On ne sait à quelle échappée se raccrocher, on se laisse hypnotiser par un autre langage.