Gratte les cordes de ton âme -fort avec le bout de tes doigts
Bois un café blanc- avec un peu de menthe, d’anis et une goutte de fleur d’oranger
Avale une cuillère de miel pour adoucir ta langue
Reviens au silence
Prends ton tapis
Avec tes mains propres, essore ton coeur
Enlève ces chaussures trop petites – et mets de la crème sur les cores de tes pieds
Apaise le contour de tes yeux – assassins potentiels,
Lève-les vers le Ciel et enduits toi du bleu, du blanc
Le gris, laisse-le entrer, accueille-le
Dis non – mais ne ferme jamais la porte à une bouche qui a faim
Lave tes draps tâchés de lait – le lait du dégoût et de la déprime
Épluche les jours qui ne se retournent pas
Explore le temps qui est là, juste devant toi – ne le laisse pas filer comme le vent
Retiens ta langue, tes mots qui blessent comme une hache
Épaissis ton silence – les murs te remercieront et la lampe aussi
Accroche ton manteau, décrispe les trapèzes
Mange le fruit de ta solitude
Fais coulisser ton foie qui ne draine plus.
Ménage tes réflexions intestinales.
Assiège tes peurs et ton chagrin qui ne naît que par toi
Entoure-toi de gens beaux et bons comme une sauce qui mijote au soleil – de leurs odeurs de repos et de défis.

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