Ce silence est assourdissant. Tu l’entends ? Non, pourtant on n’entend que lui.
Ce silence-là bruisse, ne passe pas, ne s’estompe pas.
Il enfle e n f l e e n f l e dans l’air saturé de sons.
Il occupe tout l’espace.
Il reste coi dans son opacité croissante.
Il souffle, gronde, grogne tout bas.
Il tisse quelque chose comme un CRI – muet.
Un braille de fantôme qui s’immisce dans le haut de mon crâne.
Le vent hurle pour lui.
LE-SILENCE-NE-CESSE-SONNE-SONNE. IL-ME-PERCE-LES-TYMPANS.