Le TGV roule vite
Quand on court on va plus vite que quand on marche
Le champion du monde du 200 mètres est arrivé le premier
Le cœur bat quand on est vivant
On ne peut pas revenir en arrière
Quand on avance on ne recule pas
J’ai gonflé palpité essoufflé assoiffé
J’ai cru que c’était ça j’ai mangé des records
J’ai gagné j’ai perdu j’ai eu peur
J’ai pleuré
J’ai frappé ma tête sur des j’aurais pas dû
J’y vais
Les yeux giclés de sang la fièvre
Et les cellules en bataillons
Les muscles tendus par la rage
Un déchaînement de particules
Un souffle contenu un cœur sur le qui-vive
Un but un objectif
Vas-y
Cours après les années marathone
Que vois-tu dans le miroir quand s’égrènent les secondes
Et les minutes et les années
Contraint comme toi d’aller devant
Sans pouvoir se saisir du monde
Mais va, avance
Tu ne peux pas reculer