Il est
un magnifique mouvement circulaire dont le regard serait le centre,
une ronde sans angles, un tournoiement sans detours.
Autour, des miroirs réfléchissent des centaines de fois l’image pivotante de la vue.
Ce qui est là n’est déjà plus ici.
Je vois
Du plus profond de mon œil unique, je te contemple.
Regard solitaire qui fait de moi cyclope,
L’oeil humide, je plonge dans les vagues mauves de ton iris
Submergé par de tristes souvenirs, ton regard s’appuie sur le mien pour se maintenir à la
surface.
mais la marée descend,
et sur l’estran gît la moisson
de tes impressions rétiniennes
cils épars
varech odorant
Sainte-Lucie à la recherche de son oeil