Métamorphose

et les larmes de cire
coulent
le long de l’acier doré, froid
la bougie pleure sa vie qui part
quand la flamme boite, amère

mourir de chaud comme de froid
être Galatée dans ses bras
et voir les larmes de cire
couler
le long du chandelier cryogénisé

j’ai laissé la danseuse enflammée dévorer
tous mes mots
et la cire pour moi s’est fait un sang
d’encre
et traçant mes mots à la cire encore chaude
du sang de la bougie est née une encre ivoire
une encre moire

la cire en mots sur le papier
ne pleurera plus jamais.

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