Tu ne comprends pas les maîtres et possesseurs

De la nature et du cœur 

Tu ne comprends pas les dévastations qui mettent toute en cause, l’homme 

Tu ne consentiras jamais aux traitements infligés

Aux terres 

À l’épuisement des sols et des cœurs

Tu ne consentiras jamais 

Aux guerres contre les peuples 

Contre les opprimés, les corps vulnérables 

Tu ne considèreras jamais les empoisonneurs et

Les lâches, ceux qui se taisent et font mal

Tu ne resteras pas dans ta maison parce que tu aimes le vent

Tu ne te renieras pas, malgré le soi souffrant

Tu ne t’arrêteras pas de combattre, même chancelante

Tu continueras à donner, à la mesure de ton cœur

Tu n’adoucieras pas ton œil rouge et enflammé qu’il a touché 

Tu ne sécheras pas toutes tes larmes, même au soleil

Tu ne dormiras pas sur les cendres grises 

Tu ne te moqueras pas des gens dans la peine 

Tu ne sécheras pas, tout de suite, tes larmes

Tu ne laisseras pas la mer les emporter, toutes

Tu ne défailleras pas aux coups de ton cœur qui montent à tes oreilles 

Tu ne souffleras pas sous le chêne lorsque tes forces reviendront 

Tu n’attireras pas les abeilles, vers ce châtaigner mort

Tu n’arrêteras jamais de dérailler, personne ne te rendra insensible même après les aiguilles et mille pointes acérées 

Tu ne t’enfuieras plus à la vue de l’éclaircie

Tu ne t’empêcheras pas d’écrire des poèmes à la lumière du soleil

Et sur la poitrine nue de celui que tu aimes.

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