Errance d’esprit

Les mois me toisent du regard,
Ils sont les indécents d’un temps ambivalent,
Ou les graines d’une pelouse décérébrée.
Je me sens enchainée d’un instant hagard,
voilé par la certitude de vos vies.
Pourrais-je enfiler vos ailes, toiser le rapace d’une vitesse infinie,
Survolez le chêne de mon esprit,
Jusqu’à tournoyer de créance.
Nous étions les passagers d’une utopie vagabonde,
Je veux être conteuse de paysages,
Poser les verres ronds de beauté,
Pour admirer le hublot sur un monde qui se défile.
Au présent,
Je suis pressée par le fruit de l’errance,
Dans un panier qui ne m’inspire sagesse,
Que la vitesse d’un temps qui ne touche jamais terre. 

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