Il me voit arriver.
Il me regarde déplacer – un pied après l’autre. Ses yeux changent de place – de porte de fente – chaque jour de fenêtre.
Je persiste à emprunter le même chemin rugueux – le sien. Ne pas lisser – l’un des siens.
Et ils sont là. Toujours.
Sur moi les yeux.
Ils me défigurent. Pas à pas.
Lorsque j’arrive à la porte du bureau je n’ai plus de visage que le sien. Un visage gris à angles francs.
Vieux bâtiment.
Une figure aux mille fentes aveugles calfeutrées de roche pulvérisée. Un visage d’amiante comme il ne s’en voit pas.
Mille particules isolent.
Et pourtant ils sont là. Toujours.
Sur moi les yeux.