Une marque

une marque :

Cette après-midi j’avais juste envie d’écrire. Puis parler du look. Parce que j’en ai pas. Parler de
l’allure, de ce que l’on pourrait s’imaginer voir de nous. Bien que je ne suis plus la même et que cet
âge là. J’ai voulu le contraindre, j’ai voulu performer le genre, c’est évident. Comment faire autre.
J’ai voulu le perdre mais le revoilà. C’est coûteux et ça ne m’a pas manqué. Le revoilà
                                                                                                            et j’aimerai tant avoir la flemme.

Du coup je me questionne  : 

peut-on garder ses poils au menton
peut-on encore se rougir les lèvres quand on a du poil au menton
peut-on faire semblant de ne pas voir que l’on est boudiné H24
peut-on se foutre de son image
et s’aimer
peut-on se fondre dans le temps
peut-on fêter le retour des nuages dans sa vie
en faire une conversation
peut-on ne faire que lire et que boire des cafés
peut-on ne jamais refermer les livres
peut-on continuer à écrire alors qu’il est bien tard
peut-on aimer les filles et les garçons aussi
peut-on chérir ces retrouvailles
puis-je encore t’aimer dans tout ça

J’ai compris que seule et parmi vous toutEs, ma pensée s’augmentait, allant jusqu’au climaX parfois, 
vous retrouver.
J’ai compris que mon corps était votre corps, d’avant, car vos jambes n’ont cessé de porter nos
jeunesses.
J’ai réalisé que je pouvais écrire ce message : je vieillis. 
J’ai compris que je pouvais écrire tout court.
Mes bras vieilliront comme vos bras et ma jeunesse demeurera dans nos archives.
Je ne suis plus la même.

                                       Autant se manger un petit bout de gâteau.


Cette après-midi, j’avais juste envie de lire. J’ai trouvé sarah kane. Ado je lisais sarah kane.
Ça me donnait envie de m’ouvrir les veines. Ça aurait pu me donner un genre. J’ai lu. J’ai lu la stratégie.
libre de mémoire.

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