Un grand chien dort à l’ombre
des ardoises.
Les portes des chambres sont entrouvertes
et le silence frais dans la maison
raconte août sur le plateau.
Un grand chien dort à l’ombre.
Dehors a cligné des yeux ; le paysage est sidéré.
Sur l’ardoise une soustraction :
on pose le chien et
on retient son souffle
Où sont les adultes ?
Devant la maison l’ombre du chien
gronde dans la vallée
L’eau trébuche dans la rigole
bruits de pleurs – la porte est close
Une fleur rouge s’étale sur le coton
une flaque
dehors
l’ombre n’a fait qu’un tour
devant le chien de la maison